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Le Hip Hop à l’honneur dans la capitale

Le Hip Hop s’installe à Paris en cette fin d’année 2016 : graffitis, cinéma, conférences et bien sûr musique, toutes les formes seront “in da place” pour vous raconter ce mouvement né dans la rue.

Après le succès de la première balade Street Art & Hip Hop, Hit the road réitère l’expérience et vous emmène cette fois explorer les recoins du 19ème arrondissement dimanche 27 novembre. Des masques colorés de Da Cruz à l’oeil-poteau du Cyklop, vous pourrez dévisager le Canal de l’Ourcq et découvrir le message délivré par les bombes aérosol de ces artistes-graffeurs.

Pour vous mettre au parfum dans un genre décalé et humoristique, vous pourrez assister à la présentation du livre Graffitivre ce vendredi à la Librairie l’Atelier. Le tumblr Graffitivre recense le meilleur et le pire du “graffitivre” que l’équipe définit comme “l’exhibition murale d’une pulsion psychotropée, l’écho de mots restés trop longtemps enfermés dans la tête d’un esprit tant égaré que farceur”. J’en ai, pour ma part, croisé un dernièrement qui m’a fait sourire (jaune):

graffitivre

On conseille vivement aux affamés de culture uderground de poursuivre la balade de dimanche avec le concert de Talib Kweli au Trabendo. Actuellement en tournée européenne,  le rappeur activiste de Brooklyn se produit depuis 20 ans dans les salles du monde entier, distillant son flow de rimes aiguisées et de sons choisis avec finesse. Il a collaboré avec les plus grands noms du rap US, de Mos Def à Common en passant par Kanye West. On le retrouve également sur le dernier (et ultime!) album des grandioses A Tribe Called Quest, dénonçant les violences policières faites aux noirs américains dans un morceau suintant de révolte, The killing season. A écouter de toute urgence dans ce même opus : leur titre We the people, puissant dans ses mots et sa symbolique, avec ce graffiti animé en forme d’hommage à l’un des membres du groupe disparu cette année, Phife Dawg.

Pour continuer dans notre lancée, Paris Hip Hop Winter vous invite du 2 au 11 décembre à une série de manifestations dans différents lieux de Paris. Qu’il s’agisse de l’avant-première du film de La Rumeur (Les derniers parisiens) au Max Linder ou de la soirée Bizarre Ride Live The Pharcyde! à La Bellevilloise, la programmation promet de belles rencontres sous le signe du Hip Hop.

On finira donc en musique, et comme on a quitté Nina Simone dans le dernier article, retrouvons-la ici avec une version de Sinnerman samplée par Talib Kweli pour son tube planétaire Get by :

 

 

 

Des caves de jazz à Leonard Cohen

Si Paris est la seconde capitale du jazz après New York, elle le doit en partie à ces années d’après-guerre qui ont vu se croiser les plus grands jazzmen de la scène internationale dans l’actuel chic Saint-Germain-des-Prés. 

Dimanche 20 novembre, Hit the road vous emmène explorer les contours de cette époque où le jazz de la Nouvelle-Orléans et le be-bop ont fait leur apparition dans la capitale. Les caves de Saint-Germain-des-Prés prenaient des allures de dancings, les intellectuels de gauche refaisaient le monde aux Deux Magots ou au Café de Flore. C’est la période de l’amitié Boris VianRaymond Queneau, de la romance Miles DavisJuliette Greco : « Il n’y a plus d’après, A Saint-Germain-des-Prés, Plus d’après-demain, Plus d’après-midi, Il n’y a qu’aujourd’hui » chantera plus tard la belle égérie, sur ce célèbre refrain composé par Guy Béart… L’ambiance de ce quartier sera également mythifiée par des films comme Les Tricheurs de Marcel Carné, véritable hymne au jazz et à une jeunesse en quête d’ivresse et d’anticonformisme.

Les amateurs de live pourront ensuite s’attabler rue des Lombards où se côtoient quelques-uns des meilleurs clubs de jazz parisiens. Au programme du Sunset ce soir-là : un hommage à Charlie Mingus, contrebassiste américain hors-pair qui connut son heure de gloire dans les années 50-60 et dont l’influence sur le jazz contemporain est indiscutable. En témoigneront Jacques Vidal et son quintet, ainsi que Lionel Eskenazi qui vous contera l’histoire passionnante de cet « homme en colère ».

On semble maintenant changer de sujet, mais on ne peut décemment pas ne pas évoquer la récente disparition de ce musicien à la plume si sensible qu’était Leonard Cohen. Un lien existe par ailleurs, et plus que jamais même, car il a participé à un album à la mémoire de  Charlie Mingus (Weird Nightmare – Meditations on Mingus, produit par Hal Willner), en reprenant avec Diamanda Galás en 1992 le morceau The Chill of Death (écrit à l’origine par Mingus en 1939) sous le titre Eclipse. Le poème commence ainsi : « The chill of death as she clutched my hand. I knew she was coming so I stood like a man. / Le froid de la mort lorsqu’elle serrait ma main. Je savais qu’elle venait, alors je me tenais comme un homme ».

On finira donc sur un hommage à feu Leonard Cohen (et ça brûle de l’écrire) avec la reprise de Suzanne par une inoubliable figure du jazz nommée Nina Simone :

 

 

Les murs sous l’œil des Street artistes

Pour dénicher l’art projeté sur les murs, le 2ème parcours HTR a fait un détour dans les quartiers de Belleville et Oberkampf ce vendredi 28 octobre. Au programme : une balade autour du Street Art et du graffiti, mouvement culturel intimement lié au Hip hop.

Grâce à Virginie Virginie de Spic’Art, les participants ont pu découvrir ce qui se cache derrière les regards des dessins de Kashink, admirer l’oiseau haut perché de l’étoile montante Manolo Mesa ou revenir sur l’histoire du graffiti de la rue Dénoyez et sur ses liens étroits avec le Hip hop. Les anecdotes, souvent  étonnantes, ont rappelé que cet art vivant se renouvèle quotidiennement sous nos yeux, et qu’il suffit finalement de lever le nez pour s’en délecter. « Depuis, je regarde les murs autrement », nous a confessé par mail l’une des curieuses à avoir profité de la visite.

Un bref retour en images en cliquant sur la photo ci-dessous :

Balade Street Art & Hip Hop

Pour ceux qui ont manqué ce 2ème parcours, sachez qu’il risque de devenir un classique de Hit the road, et que les balades s’étendront sur d’autres périmètres : le Street Art est partout à Paris, et pour les amateurs de couleurs et de défis (car les artistes jouent sur la contrainte!), c’est une bonne nouvelle…

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HIT THE ROAD EVENTS | info@hittheroad-events.com | 14 avenue Aubert - 94300 Vincennes, PARIS.

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