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3 questions à… Seun Kuti (Afro-beat)

« 3 questions à… » est une rubrique qui permet à nos lecteurs de découvrir un artiste à travers de brèves confessions sur son rapport au voyage et à la musique.

Benjamin du roi de l’afro-beat Fela Anikulapo Kuti, le félin Seun Kuti est en tournée avec le groupe mythique de son père, Egypt 80, pour son nouvel album Black times, un disque contestataire et bourré d’énergie. Avant son passage au Bataclan, nous avons pu le croiser un dimanche au Mob Hôtel après un concert intimiste à l’atmosphère caribéenne… 

« J’adore les endroits où l’on trouve des communautés latino-américaines. Ce sont les adresses idéales pour découvrir une musique libre. »

 

Qui t’a le plus influencé musicalement durant ton parcours?

J’ai grandi à Lagos, au Nigeria, dans la maison de mon père qu’il considérait comme une république indépendante : Kalakuta Republik. J’ai toujours été entouré de musique, il a sans aucun doute été ma plus grande influence. On écoutait essentiellement de la musique africaine chez nous. J’ai, depuis, toujours aimé la musique des diasporas.

Si tu pouvais aller n’importe où, dans quel lieu rêverais-tu de jouer?

Je voudrais jouer dans mon propre club. J’ai l’intention d’en construire un à Lagos. C’est pour l’instant un lieu imaginaire mais c’est le prochain investissement immobilier que je ferai. J’ai hâte de concrétiser ce projet.

As-tu un lieu musical coup de cœur à faire découvrir à nos lecteurs? 

J’adore les endroits où l’on trouve des communautés latino-américaines. Que ce soit à Paris ou à New York, ce sont toujours les lieux plus festifs, on y mange bien, la musique est excellente : salsa, samba, latin-jazz, merengue… J’ai même entendu du tango une fois à New York, vers  Lower East Side. Ce sont les adresses idéales pour découvrir une musique libre.

Seun Kuti & Egypt 80, Black Times; 2018, Strut
3 questions à… Nancy Vieira (Cap-Vert)

« 3 questions à… » est une rubrique qui permet à nos lecteurs de découvrir un artiste à travers de brèves confessions sur son rapport au voyage et à la musique.

De retour avec son cinquième album, la chanteuse capverdienne Nancy Vieira évoque tout en douceur sa terre natale et les vents contraires qui l’ont chavirée grâce à des compositions issues du répertoire classique de l’archipel. Manhã Florida n’oublie pas le lien qui unit désormais la France et le Cap-Vert puisqu’il est produit par Teofilo Chantre et que la jolie « Les lendemains de carnaval » est chantée en duo avec Raphaële Lannadère. De sa voix solaire et apaisante, elle a conté à Hit the road ses aspirations d’hier et et de demain.

« L’essor de la musique capverdienne a commencé ici, en France, à travers la figure de Césaria Evora. »

 

Qui t’a le plus influencé musicalement durant ton parcours?

Je suis arrivée quelques mois après ma naissance à Praia, au Cap-Vert, où j’ai grandi jusqu’à mes 10 ans, puis nous sommes allés à Mindelo, sur l’île de Saõ Vicente, avant de rejoindre le Portugal à mon adolescence. J’ai baigné dans la musique, chez moi tout le monde aimait chanter. Mon père est un vrai mélomane, il jouait  de la guitare, du violon, du piano. Ma tante Valda chantait dans les réunions de familles ou entre amis, elle entonnait des mornas, des chansons brésilienne. À l’époque, je ne pouvais pas imaginer que cet environnement aurait une réelle influence sur ma vie. C’est seulement aujourd’hui que je comprends que mon chemin était tout tracé : la musique est dans mon sang. Lorsque j’étais étudiante à Lisbonne, je fréquentais un camarade qui faisait partie d’un petit groupe. Il avait décidé de participer à un concours de chant, et je l’ai accompagné ce soir-là après les cours. J’étais de nature timide ce qui m’empêchait de chanter en public, mais il savait que j’aimais ça. Un des organisateurs m’a proposé de faire partie du concours le soir-même. J’ai accepté, comme pour me lancer un défi, mais je n’avais rien préparé. J’ai alors interprété une célèbre morna capverdienne de B.Leza, Lua Nha Testemunha, accompagnée d’une guitare. J’ai gagné la finale et le prix du concours qui allait avec : l’enregistrement de mon premier album. C’est comme ça qu’est née ma carrière de chanteuse.
Mes étoiles polaires ont toujours été les anciens de la musique traditionnelle capverdienne, comme Bana, et les artistes brésiliens comme Maria Bethânia ou Caetano Veloso.

Si tu pouvais aller n’importe où, dans quel lieu rêverais-tu de jouer?

J’ai eu tellement de surprises en jouant de par le monde… J’ai été au Japon, en Russie, dans des endroits insolites, j’ai joué devant des peuples si étrangers à moi et pourtant si réceptifs à ma musique ! Je n’ai jamais joué à Rio, ce serait un moment fort car la musique brésilienne a eu une grande influence sur la musique capverdienne. Mais je rêve surtout de jouer dans une grande salle à Paris car c’est l’endroit où notre musique a reçu le plus d’écho. Tout a commencé ici, en France, à travers la figure de Césaria Evora. Le public français l’a accueillie avec un amour extrême. Elle a ouvert la voie aux autres artistes capverdiens. Donc la France est comme une deuxième maison pour moi.

As-tu un lieu musical coup de cœur à faire découvrir à nos lecteurs? 

Il y a un club formidable à connaître à Lisbonne : le B. Leza, nom d’artiste du grand poète et compositeur capverdien Francisco Xavier da Cruz. Ce lieu est né comme un point de rendez-vous  où les musiciens capverdiens se retrouvaient pour jouer, et c’est devenu un club mythique. Adolescente, j’y ai découvert de grands musiciens : Toy Vieira, Dany Silva, Tito Paris, Maria Alice, Boy Ge Mendes, Biús, Djim Job… et encore beaucoup d’autres ! Je n’y croyais pas : on pouvait presque les toucher ! Des années plus tard, j’ai eu la chance d’y chanter moi aussi. En  décembre dernier, le club a fêté ses 22 ans d’existence. C’est un lieu incontournable pour écouter de la bonne musique à Lisbonne.

Nancy Vieira, Manhã Florida; 2018, Harmonia / Lusafrica
© N’Krumah Lawson Daku
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